Deux groupes armés centrafricains majeurs, l’UPC et les 3R, viennent d’entamer la mise en œuvre d’un accord de cessez-le-feu signé récemment au Tchad. Cette avancée marque une étape importante dans la recherche de la paix en République centrafricaine.
’est une lueur d’espoir pour la République centrafricaine. Deux jours après l’annonce officielle, l’accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement centrafricain et deux puissants groupes rebelles, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), commence à entrer en application.
Selon des sources concordantes, les négociations s’étaient déroulées au Tchad du 12 au 19 avril 2025. D’abord avec le général Abdelkader, alias Bobo, chef des 3R, puis avec Ali Darassa, leader de l’UPC. Le 25 avril, dans un communiqué officiel, le général Bobo a ordonné à ses combattants de cesser immédiatement les hostilités, répondant ainsi au geste du gouvernement centrafricain qui, la veille, avait déjà passé un message similaire à ses forces armées et alliés.
Si le cessez-le-feu se maintient, une nouvelle phase s’ouvrira : celle du cantonnement des combattants. Les hommes ayant les capacités requises pourront être intégrés dans les forces nationales, tandis que les autres seront orientés vers un processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) dans la vie civile.
Par ailleurs, conformément à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) signé en 2019, les leaders politiques et militaires des 3R et de l’UPC devraient se voir confier de hautes responsabilités au sein des institutions du pays. Le Tchad, garant de ce nouvel accord, assurera leur transfert sécurisé vers Bangui. Toutefois, aucun calendrier précis n’a encore été fixé pour la mise en œuvre complète de ces engagements.
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