Depuis plusieurs mois, des rumeurs insistantes circulent sur les difficultés financières que traverse la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). Ces murmures trouvent aujourd’hui un écho dans les conditions précaires des arbitres, et les récentes déclarations de Prosper Nkou Mvondo, membre du Comité Exécutif (COMEX), tendent à conforter ces soupçons.
Dans une interview exclusive accordée à Afrik-Inform, Prosper Nkou Mvondo a abordé sans détour la vague de démissions qui secoue la Fecafoot. Pour lui, il s’agit d’une situation tout à fait compréhensible :
« Je suis quelque part, je ne suis pas d’accord, si mes intérêts ne sont plus garantis, je plie mes cliques et mes claques et je m’en vais. »
Lui-même confesse que la fédération lui doit une somme conséquente, sans pour autant préciser le montant exact. Toutefois, fidèle à sa philosophie de patience, il explique pourquoi il n’a pas encore claqué la porte :
« Il y en a qui peuvent être patients et il y en a qui peuvent ne pas l’être, mais moi je suis du côté de la première catégorie. »
Ces confidences laissent entrevoir une gestion interne de plus en plus contestée, où retards de paiement et frustrations personnelles deviennent monnaie courante. Pourtant, Prosper Nkou Mvondo tente de relativiser la situation, affirmant que la Fecafoot « fonctionne comme toutes les autres administrations », minimisant ainsi, peut-être, la gravité de la crise actuelle.
Entre silence stratégique des dirigeants, départs précipités et incertitudes financières, la Fecafoot traverse une période délicate. Reste à savoir combien de temps cette patience évoquée par certains tiendra encore avant de nouvelles secousses.
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